Un article dans Médiapart parle bien sûr d'autre chose que des problèmes de l'université. Il s'agit du mal vivre dans les entreprises, de la fuite des cadres ou autres salariés vers une vie différente, comme artisans, auto-entrepreneurs, musiciens, etc. « À force de rationalisation, les organisations modernes ont
sombré dans un délire procédurier. [...] Quand
les salariés se limitent à appliquer strictement l'ensemble des règles
imposées, dont certaines sont contradictoires, le système se bloque ! Si l'organisation
fonctionne, c'est donc parce qu'elle repose sur la bonne volonté de ses cadres.»
Peut-on penser, outre la technicité obsolète et procédurière d'Apogée, qu'il se produit quelque chose de semblable dans le fonctionnement des universités en général et de Paris8 en particulier ?
Lire cet article sur Mediapart ou ici.
Quelques extraits d'un article du Monde (10/1/2012) sur « le retour inattendu de la démocratie d'entreprise ».
RépondreSupprimerLes débuts d'année sont propices aux espérances les plus audacieuses. Il en est ainsi du retour en force des idées démocratiques que l'on croyait définitivement remisées dans le musée des utopies socialisantes du XIXe siècle, ressurgissant aujourd'hui comme des alternatives praticables et pratiquées.
Les auteurs [de l’ouvrage Le Pouvoir au-delà du pouvoir, François Bourin éditeur] passent à la moulinette les aberrations économiques et sociales qui ont conduit à des formes autoritaires de direction d'entreprise, accentuées au cours des dernières décennies par la sophistication accélérée des techniques de contrôle de gestion : déficit d'innovation, accroissement des coûts de contrôle, prolifération de procédures, compétition interne dévoreuse d'énergie et génératrice de stress, relations hiérarchiques tendues, personnels fuyant dans le désengagement... […] en un temps où des armées de consultants s'ingénient à les convertir aux méthodes des grandes entreprises bureaucratiques. […]
Face à ces tendances dominantes, la proposition démocratique, qui est plus une démarche en vue de l'innovation qu'une finalité, consiste à transformer les rapports de pouvoir dans l'entreprise en poussant le plus loin possible les mécanismes de codécision. Si elle n'abolit pas toute hiérarchie, elle cherche à la débarrasser de ses tendances à instituer le pouvoir d'un seul ou d'une minorité sur le collectif.