COMUE, ici et ailleurs...

Les statuts des Communautés d’Universités et d’Établissements (COMUE) doivent être votés avant le 22 juillet 2014, selon le délai fixé par le chapitre VIII bis de la loi du 22 juillet 2013 sur l’enseignement supérieur et de la recherche. Une course contre la montre est engagée à Sorbonne Paris Cité entre les partisans d’une COMUE et ceux d’une autre forme de coopération et de regroupement : l’Association. [...]

Les tensions s’exaspèrent à SPC. Le combat oppose le président (Jean-Yves Mérindol) et le bureau de la COMUE d’un côté, et de l’autre côté un archipel de collectifs : mouvements et Assemblées générales dans les composantes, collectif pour une Université confédérale centré sur P7, intersyndicales, réseau Abélard et groupe Jean-Pierre Vernant implantés en Ile-de-France, liste d’opposition montée à Paris 7 pour les élections du 27 mars.

Le débat sur la gouvernance des regroupements d’établissements est en fait engagé dès 2012, dans la perspective d’une victoire de la Gauche aux élections. Jean-Yves Mérindol, alors directeur de l’ENS Cachan, est l’auteur d’un texte de réflexion sur la gouvernance de nouvelles universités (22 mars 2012). Le Collectif pour une université confédérale critique vertement le chapitre VIII du projet de loi sur l’ESR (26 avril 2013). [...]

Le gouvernement devrait avoir l’intelligence et la sagesse de reporter, au-delà du 22 juillet 2014, la date limite de dépôt des statuts des COMUEs et des Associations. Les équipes de direction, les élus dans les conseils de SPC et dans les conseils des établissements membres fondateurs ne peuvent sérieusement traiter en même temps des statuts du regroupement, du Contrat de projet État-Région 2014-2020, du Contrat quinquennal 2014-2018. Laisser du temps au temps.

[extrait d'un article du nouveau Blog de Pierre Dubois]
Lire la prise de position des syndicats de Saclay

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